Les filières de valorisation

Le bois - Valorisation et recyclage

Les filières de valorisation et de recyclage du bois sont multiples mais les possibilités restent suspensives à la présence locale ou non de certaines industries. D’un point de vue global, le bois non traité ne peut plus être considéré comme un déchet ultime et ne doit donc plus être envoyé en Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux.

La valorisation matière

La principale valorisation matière concerne principalement le bois de catégorie B qui est majoritaire dans les déchets du bâtiment. Les portes, châssis de fenêtre, volets, poutres, bois de coffrage sont collectés dans les centres de tri. A ce niveau ils sont triés soit au sol soit sur une chaîne semi mécanisée sur laquelle on va pouvoir isoler spécifiquement de grandes quantités de déchets de bois. Une fois isolé le lot est stocké puis préparé en vue de sa valorisation. Il est généralement broyé en plaquettes dont la dimension varie en fonction du cahier des charges.



Ces plaquettes sont ensuite acheminées vers des usines de fabrication de panneaux chez différents fabricants. Ces derniers ont doté leurs installations d’unités « d’affinage » du déchet, ce qui leur permet de retirer les derniers corps étrangers même très petits comme les clous et les vis. Le bois est acheté par les fabricants de panneaux jusqu'à concurrence de 15 euros la tonne si le contexte économique le permet.

Moins utilisé par la voie de valorisation matière car moins rentable, le bois de catégorie A peut être aussi utilisé dans les composts pour donner notamment de la structure au produit.

La valorisation énergétique

Cette valorisation concerne principalement le bois A, mais le bois B commence à être accepté sur certaines installations. Le bois A est majoritairement du bois de palettes qui est broyé et préparé en vue de sa valorisation immédiate sans étape intermédiaire. La qualité du broyat est clef dans le cadre de cette valorisation.

Le bois de catégorie A suit la filière bois énergie et est brûlé dans des chaufferies bois. Ceci permet d’économiser l’équivalent en PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) qui provenait d’énergies fossiles. Les plaquettes bois ont un PCI de l’ordre de 3,6 KWh/kg soit environ 4 fois moins que pour le fioul (12 KWh/kg soit environ 14000 j/g). Ce bois qui intéresse plusieurs exutoires a une valeur marchande positive qui varie en fonction de l’offre et la demande.

Le bois B peut éventuellement être envoyé en mélange avec du bois de classe A en chaudières bois, soit industrielles équipées de systèmes de traitement de fumées adéquats, soit collectives dans le secteur de l'habitat (avec l'accord des autorités de contrôle concernées) mais cela n’est pas forcément souhaitable.

Le bois de catégorie B commence à intéresser fortement les cimentiers. Depuis plusieurs années ces derniers acceptent ce qu’on appelle communément le fluff (en anglais flocon de poussière). Le mélange de bois à d’autres matériaux comme le plastique peut atteindre environ 8 KWh/kg ce qui peut être très intéressant financièrement comparé au petcoke ou au fioul habituellement utilisés. Le prix payé au collecteur oscille généralement entre 5 et 15 €/t mais cela varie en fonction des zones et du contexte économique.