Les filières de valorisation

Le verre - Réglementation

Il n’existe pas de réglementation spécifique au verre bâtiment à contrario du verre dans l’emballage qui fait l’objet d’une responsabilité élargie du producteur (REP). La directive emballage 2004/12/CE fixait un taux de recyclage de 60% en poids au 31 décembre 2008. Ainsi Le recyclage du verre est devenu quelque chose de très commun dans ce secteur d'activité. Cette directive a pleinement joué son rôle dans le cadre de la valorisation des déchets des ménages puisqu’on estime que dans les pays développés, le verre d’emballage représente environ 30 kg par an et par habitant et quelques 13% du poids des ordures ménagères

Dans l’automobile la directive 2000/53/CE dite directive Véhicule Hors d’Usage fixe des objectifs de recyclage ou de valorisation mais ne distingue pas les matériaux. La priorité n’est donc pas forcément orientée sur les éléments en faible quantité (40 à 50 kg/voiture) et, qui plus est, ne présentent pas de caractère dangereux d’un point de vue environnemental.

Dans le secteur du bâtiment, il n’y a pas de réglementation spécifique pour les déchets de verre. Cela se comprend puisque pour l’écrasante majorité de ces déchets de verre, on peut les considérer comme matériaux inertes (à l’exception des verres récents revêtus de couches métalliques et/ou plastiques). Néanmoins dès lors que le verre est solidaire d’un autre matériau (cas de fenêtres déposées) ou souillé par d’autres éléments, il doit être considéré comme un déchet non dangereux. Dans le premier cas, on l’enverra préférentiellement en ISDI et dans l’autre cas en ISDND avec le différentiel de coût que l’on connait.

En termes de réglementation connexe, le protocole de Kyoto et les allocations de quotas qui en découlent ont une influence grandissante sur le recyclage du verre en général et sur le verre bâtiment en particulier.

En effet la production d’une tonne de verre au départ de matière première vierge, conduit à un rejet atmosphérique de 600 kilos de CO2. Ce rejet est essentiellement constitué des gaz de combustion nécessaire à la formation de verre. Les réactions de décarbonatation et de vitrification des matières premières produisent du CO2. Entre 500 et 800°C, les carbonates réagissent avec dégagement de CO2.

Lorsque l’alimentation du four comporte du verre recyclé. L’incorporation de calcin à raison de 60% de la charge totale enfournée, permet de réduire l’émission de 0,6 à 0,43 tonne de CO2 par tonne de verre produite. Ainsi les émissions de CO2 résultant des réactions chimiques ne se produiront que pour la partie du lit de fusion constituée à partir des matières premières vierges.

  • saturation